La course à obstacles se popularise. Avec plus de 130 courses en France en 2015 et 272 147 dossards vendus, on estime à environ à 180.000 le nombre de personnes ayant participé au moins à une course à obstacles cette année. Le chiffre le plus impressionnant, ce n’est pas le nombre total de franchissement ou le nombre de kilomètres parcourus, mais c’est le taux de croissance de cette nouvelle discipline en 2015 : 75%. Alors, qu’est ce qui plait aux français dans la course à obstacles ? Quel est le public fada de ces courses et pourquoi ?

La course à obstacles, c’est populaire !

Ce qui nous pousse à écrire cet article, c’est que nous sommes aussi organisateurs de manifestations sportives diverses et variées. On remarque que sur un trail, un raid multisports ou sur une course d’orientation de nuit, la majorité des participants viennent pour la compétition (même si il y a toujours une part de coureurs loisir). Avec la course à obstacles, c’est l’inverse, on s’adresse à un public beaucoup plus large, sportif ou non. La course à obstacles à ce pouvoir d’attirer Monsieur et Madame-tout-le-monde ! Que ce soit pour se lancer un défi ou s’éclater dans la boue, les courses à obstacles séduisent un grand nombre de coureur car :

C’est festif

Boue, musique à fond, fumigène, déguisement : on retrouve tous les ingrédients pour passer un bon moment.

C’est accessible

Autant le chrono peut attirer des compétiteurs, autant il peut aussi faire fuir les sportifs-loisirs. En général les organisateurs prévoient de mettre tous les compétiteurs ensemble, dans des vagues élites chronométrées et de laisser les autres vagues libres. Cela devient tout de suite accessible car on a moins peur d’être ridicule à côté des stars de la discipline : on s’y inscrit en famille pour se doser ou simplement pour passer un bon moment.

Un retour en enfance

Avouez-le, vous n’avez pas l’occasion tous les jours de vous rouler dans la boue, et pourtant des fois, ça vous démange ? Vous êtes nostalgiques du temps où vous grimpiez aux arbres ou aux structures métalliques dans la cours de récréation ? Moi aussi ! Notez bien que le seul moment de votre vie ou vous aurez le droit de tacler votre père dans une flaque de boue ou d’exploser une galette de glaise dans la belle coiffure de maman, ce sera bien pendant une course à obstacles ! C’est l’occasion de réaliser tous les interdits en matière de discipline et d’éducation

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C’est un défouloir

On oublie son statut social et on range son amour propre pendant une course à obstacles 🙂 Que l’on soit ouvrier, médecin, instituteur, chef d’entreprise ou inspecteur des impôts, on est tous pareil le jour J : complètement en transe sur la ligne de départ, les fesses à la moindre occasion et on termine la course englaisé de la tête au pied !

Un défi sans être une compet’

On a tous en nous ce petit quelque chose qui nous pousse à nous dépasser, à montrer de quoi on est capable. Pour certains, c’est tous les week-ends et pour d’autres, c’est une fois dans l’année ! La course à obstacles, c’est le moyen de se fixer un objectif : même s’il n’y a pas forcément d’enjeu de résultat sur un circuit non chronométré, c’est une série d’objectifs personnels que l’on peut se fixer : “l’année prochaine je le fais” ou “je veux cette médaille de finisher” ou encore “l’année prochaine, je passe tous les obstacles”

C’est spectaculaire !

Ventriglisse, mare de boue, plongeon, obstacles enflammés : on ne voit pas ça tous les jours. Les obstacles sont spectaculaires et attirent non seulement les mudders mais aussi du public : sortie en famille pour aller voir papa ou maman se rouler dans la boue.

On joue un rôle, on se déguise

En étant gosse, vous réviez d’être un médecin, infirmier(e), pilote de chasse ou Alsacienne ? Quelque soit son fantasme vestimentaire, c’est bien le jour d’une course à obstacles qu’on à l’occasion de le réaliser ! Quand l’adrénaline retombe le le lundi matin au réveil, il vous restera quelques courbature, vous ne serez plus Xena la guérrière mais bien Monsieur Dupont, le très réputé professeur agrégé de philosophie.

C’est Corporate !

Une course à obstacles, c’est rarement quelque chose qu’on fait seul. On y assiste entre potes ou entre collègues, entre membre d’une association ou encore avec sa caserne de pompiers ou de gendarmes. De nombreux chefs d’entreprise invitent leurs collaborateurs à participer à ce genre d’événement pour souder une équipe : s’aider à franchir des obstacles, avancer ensemble, tracter le plus faible, se donner une mission : tout y est dans la course d’obstacles. Plus qu’un loisir, ça devient alors un véritable jeu de team building, pour renforcer la cohésion d’un groupe.

2020 : l’année tremplin pour la course à obstacles

Une course à obstacles, c’est rarement quelque chose qu’on fait seul. On y assiste entre potes ou entre collègues, entre membre d’une association ou encore avec sa caserne de pompiers ou de gendarmes. De nombreux chefs d’entreprise invitent leurs collaborateurs à participer à ce genre d’événement pour souder une équipe : s’aider à franchir des obstacles, avancer ensemble, tracter le plus faible, se donner une mission : tout y est dans la course d’obstacles. Plus qu’un loisir, ça devient alors un véritable jeu de team building, pour renforcer la cohésion d’un groupe.

Les courses à obstacles, aussi pour les pros ?

Ne nous faites pas dire ce qu’on n’a pas dit : la course à obstacles c’est principalement du loisir mais pas seulement. A l’instar des Ninja Warrios ou des fameux parcours du combattants chronométrés à l’armée, la course à obstacles attire aussi les sportifs de Haut Niveau. En France, on estime à 1500 le nombre d’élites qui participent à plusieurs courses à obstacles par an. Ils s’entrainent pour ça et ne s’alignent pas au départ pour enfiler des perles mais bien pour roter du sang !

Qu’ils soient taillés en V comme des spartiates ou secs comme des trailers, on reconnait tout de suite les coureurs d’une vague élite : muscles apparents, œil du tigre, dossard tatoué aux marqueurs sur le torse : de vrais guerriers de la discipline. Depuis fin 2015, un classement OCR League permet maintenant aux athlètes français de se confronter, de marquer des points et de décrocher leurs billets pour les championnats d’Europe ou du monde.

Est-ce que c’est boudé par les autres compétiteurs ?

Nous avons déjà entendu que les coureurs d’orientation ne sont pas des “vrais” coureurs, alors je suppose que certains puristes pensent que ce n’est pas vraiment de la course à pied. Et vous avez raison, c’est une autre discipline !

Catégories : Événements

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